Aller au contenu principal
Fermer

France: Des députés demandent une enquête parlementaire sur les financements russes
information fournie par Reuters 24/09/2022 à 11:23
Ajouter Boursorama à vos sources

Un drapeau russe photographié à Saint-Pétersbourg

Un drapeau russe photographié à Saint-Pétersbourg

PARIS (Reuters) - Huit députés de la majorité présidentielle annoncent samedi avoir écrit à la présidente de l'Assemblée nationale pour demander la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les financements russes présumés de partis politiques étrangers.

Dans leur lettre adressée à Yaël Braun-Pivet, les élus des groupes Renaissance, le parti du président Emmanuel Macron, et Horizons, le mouvement de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, citent des informations récemment déclassifiées des services de renseignement américains selon lesquels la Russie a versé depuis 2014 des centaines de millions d'euros à des partis politiques étrangers "dans le but d'accroître son influence et de peser sur les scrutins".

Ils s'appuient aussi sur des propos d'un ancien ambassadeur de France à Moscou, Jean-Maurice Ripert, qui a déclaré à la télévision que "personne n'ignorait qu'un certain nombre d'hommes et de femmes politiques français d'un certain bord venaient et ne repartaient pas les mains vides".

"Le rapprochement entre ces deux informations ne peut que jeter le plus grand trouble auprès de ceux qui, comme nous, sont attachés à notre démocratie", disent les élus dans leur lettre transmise à la presse par le député du Cher François Cormier-Bouligeon, membre de la commission de défense nationale de l'Assemblée.

Les députés rappellent aussi l'existence de prêts contractés auprès de banques russes par le Front National (aujourd'hui Rassemblement National) "pour financer des campagnes électorales et dont les sommes sont toujours dues", ou encore la nomination au conseil d'administration d'entreprises russes d'anciens dirigeants français, comme l'ex-Premier ministre François Fillon, candidat des Républicains (droite) à la présidentielle de 2017.

"Ces faits renforcent à l'évidence le sentiment d'une volonté de la Russie de peser dans le débat public français", estiment-ils.

L'ensemble des éléments justifie la création d'une commission d'enquête "afin de savoir si des partis politiques français -et lesquels- ont bénéficié de financements russes", écrivent les députés à la présidente de l'Assemblée nationale, elle-même membre du groupe Renaissance.

(Rédigé par Tangi Salaün)

15 commentaires

  • 24 septembre 20:31

    AIRV...v Vous avez raison


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Une chaîne de production de l'usine Corania, près de Marseille
    information fournie par Reuters 23.09.2026 10:39 

    L'activité économique en zone euro a accéléré ‌depuis le début du mois, à son rythme le plus rapide depuis plus de trois ans, alors que le ​consensus tablait sur un ralentissement, montre une enquête publiée mercredi qui signale toutefois une hausse marquée des ... Lire la suite

  • Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev
    information fournie par Reuters 23.09.2026 10:34 

    Le ‌président azerbaïdjanais Ilham Aliev a ​accordé mercredi sa grâce au Français Martin Ryan, emprisonné pour espionnage en Azerbaïdjan, ​au lendemain de la levée des sanctions européennes ​contre l'homme d'affaires ⁠Alicher Ousmanov. Martin Ryan purgeait une ... Lire la suite

  • ONU: Macron, Burnham et Carney participent à une réunion sur le Moyen-Orient
    information fournie par AFP Video 23.09.2026 10:32 

    Le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Andy Burnham et le Premier ministre canadien Mark Carney participent à New York à un événement consacré au Moyen-Orient, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Le secrétaire général ... Lire la suite

  • Macron appelle à un "double moratoire" en Russie et en Ukraine
    information fournie par AFP Video 23.09.2026 10:31 

    La France soutient "un double moratoire" sur les frappes contre les sites énergétiques en Russie et Ukraine, déclare Emmanuel Macron dans un discours à l'ONU. SONORE

Pages les plus populaires